Série de Maquette « quinze mètres carrés de frontière »

Cette série de maquettes d’installations rassemble différentes frontières : franco-belge, franco-allemande, franco-suisse, franco-italienne. La ligne de ces frontières communes à deux pays sont transcrites en relief puis posées au sol selon la configuration des lieux destinés à recevoir ces œuvres. Le relief de chaque sol sera choisi en fonction de frontière séparant la France de tel pays voisin selon les lieux d’installation. Par rapport à la la surface, le côté français sera toujours le côté en relief pour une installation en France de telle sorte que le spectateur sera toujours placé du côté extérieur de la France. S’étant déchaussé, le visiteur pourra marcher ou s’allonger sur l’installation, etc. Dans le cas d’une exposition dans les pays limitrophes, le profil du volume sera le négatif de celui qui est requis pour une exposition en France.

Stronghold – Kaminakaya

42 tubes en plexiglass de 2 cm de diamètre sont placés perpendiculairement au sol et au plafond, alignés sur le pourtour d’une forme peinte au sol qui reproduit le plan de la ville de Kamiyama. La distance entre les barres varie entre 10 et 70 cm afin que le visiteur puisse circuler à travers ces barreaux transparents.
Dans la culture traditionnelle japonaise, on a coutume de nommer sa maison (yago). Ce deuxième nom de famille est utilisé tant que la famille l’habite effectivement. Le sous-titre de cette installation est Yago, car cette coutume est assez proche d’idée d’in-situ ; et ce titre n’est donc valable que le temps de la présentation de l’œuvre à cet endroit. Le collège Kamibun s’appelait autrefois « Kamichu » dont j’ai repris le nom en guise de yago. Dans la ville très isolée de Kamiyama, il importe au plus haut point de savoir qui l’habite ou non. Sommes-nous dedans ou de dehors ? L’auto-surveillance des habitants renforce à la fois l’isolement et la sécurité de la ville.

Moving territory – Kamiyama

Une vingtaine de lattes de parquet assemblées puis découpées suivant les contours de la ville de Kamiyama. Cette plate-forme en forme de la ville glisse sur le sol grâce à 41 roulettes à bille. Le spectateur est invité à monter sur la pièce pour se déplacer ou jouer avec elle.
Nous pouvons nous déplacer librement en étant dans la même territoire ; on peut également interpréter l’œuvre comme la possibilité de se rendre partout sans sortir de chez soi. Est-ce un rêve ou un cauchemar ?

7.5 mètres carrés de frontière

Environ 200 tubes (ø 17mm)-barreaux forment une colonne dont la découpe retrace les frontières géographiques de la France qu’on ne perçoit pas immédiatement en tant que telles.
Offrant l’aspect d’une colonne dont la fonction est généralement portante, l’espace intérieur constitue néanmoins une « cage » à laquelle on ne peut accéder ni voir depuis l’intérieur.

1/10 – Architecture pour une personne II, I

Réalisée à l’échelle 1/10, cette sphère correspond à l’espace « proxémique » minimum d’un individu : une architecture intime correspondant à l’envergure des bras d’une personne de 170 cm, soit à peu près 160 cm.

Limite indévissable

Une trentaine de boulons indévissables – identiques aux boulons utilisés pour fixer la grille qui entoure l’Hôpital psychiatrique où se situe la salle de l’exposition – sont installés à intervalles réguliers d’environ 30 cm au mur, au sol et au plafond traçant un rectangle, perpendiculaire au sol et plafond, comme si ces boulons peint en orange fluo attachaient deux espaces.